jeudi 14 novembre 2019

JOUR 4 : LE CAP HORN.

55° 59' S  067° 16' W 
07:30, le Roald Amundsen s'immobilise devant l'île de Horn qui appartient au groupe des îles Wollaston. 7°C, temps gris, pluie fine. L"expedition team" est envoyée à  terre pour préparer le débarquement sur la "caleta Leon". Il faut assurer la sécurité des passagers -tous ne sont pas de la première jeunesse- à leur descente des bateaux pneumatiques. Nous appartenons au groupe 12 des "crabeaters seals" (phoques crabiers) et notre débarquement est prévu pour 13:15. Le moment est HISTORIQUE, n'ayons pas peur des mots. Un peu d'emphase ne peut nuire. Petit rappel historique : il y a 500 ans, en 1519, Fernand Magellan accomplissait le premier tour du monde en découvrant le détroit qui porte, aujourd'hui, son nom. C'est le capitaine Willem Schouten qui découvre le "rocher mythique", le 28 janvier 1616, à  bord du Concordia. Ce bout du monde est un véritable cimetière marin : 800 navires ont coulé dans ces parages faisant plus de 1000 victimes.



Embarquement à  l'heure. Et, comme hier, le soleil est de la partie. C'est à peine croyable. Les conditions sont idéales pour le debarquement sur la plage et la visite de ce bout du monde. Nous ne sommes pas vraiment seuls. Un navire de la Ponant, 
"l'Austral", déverse également ces cohortes de touristes engoncés dans leur parka et gilet de sauvetage aux couleurs de la compagnie. Pour Hurtigruten, c'est casaque rouge/capuche jaune. Belle lumière,  belle ambiance, jolie émotion de se trouver là, sous le soleil. Ce n'est pas très  raccord avec le mythe du "terrible Horn" mais on fait avec. Enthousiaste  mais lucide, je ne crois pas pouvoir mériter le titre de Cap Hornier.

A présent, le Passage de Drake.



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